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Avril 2021

Suite aux dernières instructions de notre hôte le « Musée Art et Histoire », un retour à la normale n’est pas encore prévu tant que la situation sanitaire n’est pas stabilisée. Toutefois, le musée est actuellement accessible les samedis et dimanches. 

Au vu de cette incertitude, il n’est pas envisageable pour notre Institut IBHEC d’organiser des cours et activités encore cette année académique 2020-2021.Pour ces mêmes raisons, la bibliothèque ne sera pas accessible au public actuellement.

Si tout va bien, les cours et activités de l’ IBHEC reprendraient en septembre 2021.

En espérant que vous vivez le mieux possible cette période difficile et que votre santé ainsi que celle de vos proches n’a pas été affectée, nous espérons vous retrouver nombreux le plus vite possible.

 

Fête de Qingming

4 avril 2021

 

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Qingming , « Fête de la Pure Lumière » (清明节, Qīng míng jiē ) tombe le 104ème jour après le solstice d’hiver. Son nom évoque le climat agréable du début du printemps. Elle se déroulera cette année le 4 avril 2021.C’est l’une des quatre fêtes traditionnelles les plus importantes en Chine (avec le nouvel an chinois, la fête de mi-automne, et la fête des bateaux-dragons).

Qingming est l’une des trois « Fêtes des Morts ». Les Chinois y honorent l’esprit des ancêtres (Esprits bienveillants) pour témoigner de leur piété filiale. Par contre, pendant les deux autres fêtes des morts, il faudra apaiser les fantômes errants et les esprits malveillants en leur présentant des offrandes.

Le jour de Qingming, rendre hommage aux défunts est aujourd’hui l’activité principale. Il faut se rendre sur leurs tombes et ensuite les nettoyer (扫墓 , sǎo mù ou “Shangfen” balayer les tombes). Comme offrandes, on apporte de l’alcool, des fruits, des plats et du papier-monnaie ou argent des morts (纸钱 zhiqian). Une fois la tombe nettoyée, on fait brûler trois bâtonnets d’encens (上三炷香) devant la tombe pour invoquer les esprits et les appeler à venir récupérer l’argent. Le papier-monnaie est brûlé pour que les défunts puissent en avoir usage au royaume des morts. S’agenouiller ensuite et montrer son respect, sa piété en se prosternant. Les offrandes de nourriture sont remportées à la fin de cette cérémonie.

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En plus d’être un jour de recueillement, les familles en profitent pour pique-niquer, faire des randonnées tout en appréciant le printemps et l’éclosion des fleurs. Mais l’activité préférée de tous est de jouer au cerf-volant tout au long de la journée mais également le soir. De petites lanternes colorées sont attachées aux cerfs-volants ou aux cordes qui les maintiennent pour qu’elles ressemblent à des étoiles scintillantes. Autrefois, les gens coupaient la ficelle pour les laisser voler librement. Cette coutume devait leur porter chance et éliminer les maladies.

Les aliments traditionnels de cette fête comprennent des boulettes de riz vert sucré (青团 qīngtuán /ching-twann), de la bouillie de fleurs de pêcher et de riz, des gâteaux croustillants (撒子sāzi /saa-dzuh), des escargots Qingming et des œufs.

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Qingming couvrait à l’origine une période plus longue rassemblant de nombreux rituels et activités. Aujourd’hui, de nombreuses pratiques ont disparu. Comme par exemple, la veille de Qingming, ‘Hánshí’ (寒食), les aliments consommés devaient être froids puisqu’il était interdit de faire du feu. Jouer à la balançoire ou au football pour se donner du courage. Placer des branches de saule sur les portes et portails pour éloigner les mauvais esprits errants pendant Qingming.

 

Célèbre poème de Du Mu, poète de la dynastie Tang :

清明

清明时节雨纷纷,

路上行人欲断魂

借问酒家何处有?

牧童遥指杏花村。

Le jour du festival de Qingming, une pluie comme des larmes tombe.

Sur la route, le voyageur, inconsolable.

Puis-je demander où est la maison de vin ?

Un garçon bouvier montre, au loin, le village des fleurs d’abricot.

 

 

Historique

L’Institut belge des hautes Etudes chinoises a été créé en 1929 à la suite d’une initiative d’origine chinoise : le gouvernement républicain de l’époque proposa d’affecter une partie d’une indemnité dite  des  « Boxers » – que la Chine devait à l’Etat belge – à des projets  éducatifs sino-belges.  D’une part, des bourses d’études furent offertes à de jeunes Chinois qui vinrent suivre des études supérieures en Belgique. D’autre part, l’indemnité chinoise a permis la fondation de l’Institut dont la mission fût de « promouvoir l’étude de la civilisation chinoise dans ses manifestations les plus diverses ».  Le siège de l’Institut fût fixé à Bruxelles au Musée Art et Histoire. La constitution d’une bibliothèque fût considérée comme le noyau du nouvel établissement scientifique.

 

Au cours de ses nonante années d’existence, l’Institut a développé trois formes d’activités, la bibliothèque, les activités éducatives comme les cours et les conférences, ainsi que la publication des « Mélanges Chinois et Bouddhiques ».

 

Le 8 août 1929, l’Institut fut fondé par Bruno Belpaire, Jules Bommer, Fernand Buckens, Jean Capart, Carl Hentze , le général Raoul Pontus, Adolphe Spruyt, Adolphe Stoclet, Marthe Van Bomberghen et Louis Van Hee.

 

Présidents

  • 1929 – 1947    Raoul Pontus
  • 1947 – 1964    George Theunis
  • 1964 – 1972     Henri Lavachery
  • 1972 – 1978     Paul Rouffart
  • 1978 – 1984     René de Roo
  • 1984 – 1996     Henry Maertens de Noordhout
  • 1996 – 2000    Pierre Willockx
  • 2001 – 2008    Claire Kirschen
  • 2008 – 2014    Alain Dambremez
  • 2014                 Ilse Timperman
  • 2015 – 2016     Claire Kirschen
  • 2016 –               Bernard Pierre

 

Presse

Article de M. Philippe Paquet paru dans La Libre Belgique, le 27 février 2019.