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Février 2021

Suite aux dernières instructions de notre hôte le « Musée Art et Histoire », un retour à la normale n’est pas encore prévu tant que la situation sanitaire n’est pas stabilisée. Toutefois, le musée est actuellement accessible les samedis et dimanches. 

Au vu de cette incertitude, il n’est pas envisageable pour notre Institut IBHEC d’organiser des cours et activités encore cette année académique 2020-2021.Pour ces mêmes raisons, la bibliothèque ne sera pas accessible au public actuellement.

Si tout va bien, les cours et activités de l’ IBHEC reprendraient en septembre 2021.

En espérant que vous vivez le mieux possible cette période difficile et que votre santé ainsi que celle de vos proches n’a pas été affectée, nous espérons vous retrouver nombreux le plus vite possible.

 

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La Fête des Lanternes (元宵节 Yuánxiāo Jié ou festival Shangyuan) a lieu le 15e jour du premier mois lunaire. Elle marque traditionnellement la fin de la célébration du Nouvel An chinois (ou Fête du Printemps). C’est également la première nuit de pleine lune du calendrier chinois, le 26 février 2021 cette année.

A la nuit tombée, tout le monde sort pour admirer la pleine lune mais surtout apprécier les lanternes. Des lanternes de toutes formes, de toutes les couleurs et de toutes tailles décorent les parcs, les maisons, les rues, etc. Certains se promènent une lanterne à la main. Les lanternes les plus appréciées sont celles qui représentent l’animal du zodiaque de l’année (2021 est l’année du buffle). Elles peuvent être suspendues, volantes ou flottantes. Pendant la fête des lanternes ce sont les lanternes suspendues qui sont les plus courantes.

Depuis la dynastie Song, l’une des activités les plus populaires de la fête des lanternes est de résoudre les énigmes que certains propriétaires écrivent sur des feuilles de papier qu’ils collent sur leurs lanternes. Si une personne pense avoir résolu une énigme, il retire le papier et va vérifier sa réponse chez le propriétaire de la lanterne. S’il ne s’est pas trompé, il est généralement récompensé par un petit cadeau.

Le gouvernement organise généralement des feux d’artifice. Les spectacles sont nombreux comme la danse du dragon, la danse du lion, des feux d’artifice, etc. pour célébrer le festival.

 

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La danse du lion est exécutée lors d’événements importants, en particulier lors de la fête des lanternes, pour faire fuir les mauvais esprits et apporter bonheur et prospérité. En effet, les anciens considéraient le lion comme un symbole de bravoure et de force, il pouvait donc chasser le mal et protéger les gens et le bétail. C’est une des danses folkloriques chinoises des plus remarquables. La Danse du Lion est généralement exécutée par des pratiquants de Kung Fu, car elle nécessite une condition physique et une agilité considérable. Un lion est composé de deux partenaires ; le premier porte la tête et fait vivre les expressions du lion, alors que le deuxième, s’agrippant à son acolyte par la ceinture, le porte pour effectuer les déplacements, les postures et les acrobaties aériennes. Sous la direction d’un chorégraphe, les « lions » dansent au rythme d’un tambour, d’un gong et de cymbales. Ils se déplacent d’un endroit à l’autre à la recherche de légumes verts, dans lesquels sont cachés des enveloppes rouges contenant de l’argent. Le jeu des acteurs peut être très amusant et le spectacle est très apprécié.

Manger du tangyuan est une coutume importante de ce festival. Cette soupe de tangyuan 汤圆est aussi appelée yuanxiao 元宵 lorsqu’elle est consommée pour le Festival des Lanternes. Ce sont des boulettes de pâte de riz farcies de sésame, de haricots rouges ou de beurre d’arachide, cuites à l’eau, dont la forme arrondie symbolise la plénitude, la famille réunie et la satisfaction des besoins.

Après le Festival des Lanternes, les tabous du Nouvel An chinois ne sont plus en vigueur et toutes les décorations du Nouvel An sont supprimées.

Les légendes relatant l’origine de cette fête sont nombreuses. L’une d’entre elles fait remonter cette fête à la dynastie Han. Le bouddhisme commençait à se répandre en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de contempler les reliques du Bouddha et d’allumer des lampes pour adorer le Bouddha, l’empereur a ordonné d’allumer aussi ce jour au soir des lanternes dans le palais impérial et les temples. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grande fête populaire.

 

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Historique

L’Institut belge des hautes Etudes chinoises a été créé en 1929 à la suite d’une initiative d’origine chinoise : le gouvernement républicain de l’époque proposa d’affecter une partie d’une indemnité dite  des  « Boxers » – que la Chine devait à l’Etat belge – à des projets  éducatifs sino-belges.  D’une part, des bourses d’études furent offertes à de jeunes Chinois qui vinrent suivre des études supérieures en Belgique. D’autre part, l’indemnité chinoise a permis la fondation de l’Institut dont la mission fût de « promouvoir l’étude de la civilisation chinoise dans ses manifestations les plus diverses ».  Le siège de l’Institut fût fixé à Bruxelles au Musée Art et Histoire. La constitution d’une bibliothèque fût considérée comme le noyau du nouvel établissement scientifique.

 

Au cours de ses nonante années d’existence, l’Institut a développé trois formes d’activités, la bibliothèque, les activités éducatives comme les cours et les conférences, ainsi que la publication des « Mélanges Chinois et Bouddhiques ».

 

Le 8 août 1929, l’Institut fut fondé par Bruno Belpaire, Jules Bommer, Fernand Buckens, Jean Capart, Carl Hentze , le général Raoul Pontus, Adolphe Spruyt, Adolphe Stoclet, Marthe Van Bomberghen et Louis Van Hee.

 

Présidents

  • 1929 – 1947    Raoul Pontus
  • 1947 – 1964    George Theunis
  • 1964 – 1972     Henri Lavachery
  • 1972 – 1978     Paul Rouffart
  • 1978 – 1984     René de Roo
  • 1984 – 1996     Henry Maertens de Noordhout
  • 1996 – 2000    Pierre Willockx
  • 2001 – 2008    Claire Kirschen
  • 2008 – 2014    Alain Dambremez
  • 2014                 Ilse Timperman
  • 2015 – 2016     Claire Kirschen
  • 2016 –               Bernard Pierre

 

Presse

Article de M. Philippe Paquet paru dans La Libre Belgique, le 27 février 2019.