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Janvier 2022

 

 

Le musée Art et Histoire est actuellement accessible au public selon les normes sanitaires en vigueur actuellement. 

Toutefois, la bibliothèque est accessible le jeudi entre 10h et 16h, uniquement sur rendez-vous via l’adresse-mail: chin.lib@kmkg-mrah.be 

Notre Institut IBHEC reprendra ses cours (excepté le cours de calligraphie) à partir du 11 janvier 2022.

Nous espérons vous retrouver nombreuses et nombreux le plus vite possible.

 

 

Appelé aussi « petite nouvelle année » 小 年 ‘xiaonien’ ou jour de l’an mineur. Il est célébré une semaine avant le nouvel an lunaire, le 23ème jour du 12ème mois lunaire, cette année le 4 février 2021.

Zaowangye 灶王爺 ou dieu du fourneau ou de la cuisine — est une divinité taoïste du foyer depuis plus de deux millénaires. Son effigie en papier, parfois accompagnée de celle de sa femme, est souvent collée sur le mur au-dessus des fourneaux dans la cuisine.

Une fois par an, le soir du 23ème jour du douzième mois lunaire, Zaowangye monte au Ciel faire son rapport sur les bonnes et les mauvaises actions de la famille à l’Empereur de Jade pour que celui-ci récompense ou punisse. Une cérémonie d’adieu est organisée. On lui brûle de l’encens, on prépare des offrandes comme des chaises à porteurs, lingots d’or et d’argent en papier.  Il est aussi d’usage d’offrir des mets sucrés pour l’encourager à ne dire que de bonnes choses sur la famille. Si la famille considère que l’un de ses membres a très mal agi, elle enduit de sucre de malt les lèvres de la représentation de Zaowangye afin de l’empêcher de rapporter les mauvaises actions menées durant l’année qui vient de s’écouler.

Le ‘dieu de la cuisine’ sera invité à s’asseoir sur une chaise à porteurs pour son voyage au paradis. Sa représentation est ensuite brûlée, la divinité monte au ciel avec la fumée. Le soir du réveillon du Nouvel An, le dieu de la cuisine revient sur terre ; une cérémonie d’accueil a lieu et une nouvelle image le représentant est collée au-dessus du fourneau.

Les activités folkloriques de ce festival comprennent principalement le culte du dieu de la cuisine mais aussi le nettoyage en profondeur de la maison, balayer le passé en vue de la nouvelle année. Selon certaines croyances populaires chinoises, au cours du dernier mois de l’année, les fantômes et les divinités doivent choisir soit de retourner au paradis, soit de rester sur Terre. Ainsi pour s’assurer le départ opportun des fantômes et des divinités, les gens doivent nettoyer à fond leurs habitations, jusqu’aux derniers tiroirs et placards. Toutefois, les rituels pour le dieu de la cuisine sont moins pratiqués aujourd’hui.

Zaowangye et son épouse

Historique

L’Institut belge des hautes Etudes chinoises a été créé en 1929 à la suite d’une initiative d’origine chinoise : le gouvernement républicain de l’époque proposa d’affecter une partie d’une indemnité dite  des  « Boxers » – que la Chine devait à l’Etat belge – à des projets  éducatifs sino-belges.  D’une part, des bourses d’études furent offertes à de jeunes Chinois qui vinrent suivre des études supérieures en Belgique. D’autre part, l’indemnité chinoise a permis la fondation de l’Institut dont la mission fût de « promouvoir l’étude de la civilisation chinoise dans ses manifestations les plus diverses ».  Le siège de l’Institut fût fixé à Bruxelles au Musée Art et Histoire. La constitution d’une bibliothèque fût considérée comme le noyau du nouvel établissement scientifique.

 

Au cours de ses nonante années d’existence, l’Institut a développé trois formes d’activités, la bibliothèque, les activités éducatives comme les cours et les conférences, ainsi que la publication des « Mélanges Chinois et Bouddhiques ».

 

Le 8 août 1929, l’Institut fut fondé par Bruno Belpaire, Jules Bommer, Fernand Buckens, Jean Capart, Carl Hentze , le général Raoul Pontus, Adolphe Spruyt, Adolphe Stoclet, Marthe Van Bomberghen et Louis Van Hee.

 

Présidents

  • 1929 – 1947    Raoul Pontus
  • 1947 – 1964    George Theunis
  • 1964 – 1972     Henri Lavachery
  • 1972 – 1978     Paul Rouffart
  • 1978 – 1984     René de Roo
  • 1984 – 1996     Henry Maertens de Noordhout
  • 1996 – 2000    Pierre Willockx
  • 2001 – 2008    Claire Kirschen
  • 2008 – 2014    Alain Dambremez
  • 2014                 Ilse Timperman
  • 2015 – 2016     Claire Kirschen
  • 2016 –               Bernard Pierre

 

Presse

Article de M. Philippe Paquet paru dans La Libre Belgique, le 27 février 2019.