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Juin 2021

Suite aux dernières instructions de notre hôte le « Musée Art et Histoire », un retour à la normale n’est pas encore prévu tant que la situation sanitaire n’est pas stabilisée. Toutefois, le musée est actuellement accessible au public.

Au vu de cette incertitude, il n’est pas envisageable pour notre Institut IBHEC d’organiser des cours et activités encore cette année académique 2020-2021.Pour ces mêmes raisons, la bibliothèque ne sera pas accessible au public actuellement.

Si tout va bien, les cours et activités de l’ IBHEC reprendraient en septembre 2021.

En espérant que vous vivez le mieux possible cette période difficile et que votre santé ainsi que celle de vos proches n’a pas été affectée, nous espérons vous retrouver nombreux le plus vite possible.

 

Festival des bateaux-dragons

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Connu également sous le nom de Double Cinq ou Duanwu Jie ( 端午节 Duānwǔ  Jié /dwann-woo jyeah), le festival des bateaux-dragons est célébré le 5ème jour du 5ème mois du calendrier lunaire, ce qui correspond pour les Chinois au solstice d’été.  On le célèbre cette année le 14 juin.

Depuis 2009, il a été ajouté à la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel mondial de l’UNESCO.

« C’est à l’origine une fête de l’eau, célébrée pour se garder du risque de sécheresse et d’épidémie et pour garantir une récolte abondante« , d’après Georges Chane-Tune. De nombreuses légendes entremêlées ont fait du Double Cinq, au fil du temps, une fête commémorative de la mort de Qu Yuan.

Qu Yuan peint par Chen Hongshou (XVIIe siècle)

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Qu_Yuan_Chen_Hongshou_2.jpg

Qu Yuan (340-278 acn) était un haut fonctionnaire, secrétaire du roi Huai de Chu qui bénéficiait de sa confiance. À la suite des calomnies de courtisans et de sa franche opposition à la politique extérieure ruineuse de la cour, il s’est détaché du souverain et a fini par être banni. Son long poème allégorique ‘Li sao’ est probablement une protestation contre cet éloignement. Pendant son exil, il a mis fin à ses jours en se noyant dans la rivière Milo. Geste de désespoir et/ou de protestation contre les injustices et les incompétences de la cour et ses dirigeants ?

 

4 traditions populaires de ce festival

  • Course de bateaux-dragons

L’activité la plus importante et la plus populaire de cette fête est la course des bateaux-dragons. Ces courses symbolisent les tentatives de sauvetage de Qu Yuan.

Les bateaux en bois sont façonnés et décorés sous la forme d’un  dragon chinois. La taille du bateau varie selon la région. En moyenne, il mesure entre 20 et 35 mètres de long.  Il faut entre 30 à 60 personnes pour pagayer. Pendant les courses, les équipes de bateaux-dragons pagayent en cadence, au rythme des tambours battants. L’équipe gagnante aura de la chance et bénéficiera d’une vie heureuse l’année suivante.

Cette coutume a commencé dans le sud de la Chine. Aujourd’hui, elle est extrêmement populaire à Hong Kong et à Taïwan.

Cette course de bateaux-dragons est devenue également un événement international en devenant un sport aux États-Unis, au Canada, en Europe, en Australie, à Taiwan, à Hong Kong, à Singapour.  Certaines de ces compétitions ont lieu en juillet, août ou septembre, et n’ont plus lieu spécialement pendant le Festival des bateaux-dragons.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d8/Dragon_Boat_Sydney.jpg/1024px-Dragon_Boat_Sydney.jpg

 

  • Suspendre certaines plantes aux portes

Pendant des générations, le 5ème jour du 5ème mois lunaire, on accrochait aux portes différentes plantes pour chasser les maladies et donc porter chance. L’acore odorant (Acorus calamus) ou jonc odorant dont les feuilles et rhizomes sont utilisés comme acaricide, insecticides, etc. L’armoise annuelle ou absinthe chinoise (Artemisia annua) est utilisée en médecine traditionnelle chinoise pour lutter contre les fièvres, le paludisme et les virus.

Cette vieille coutume se pratique dans les campagnes en Chine et a presque totalement disparu des zones urbaines.

https://pixabay.com/fr/photos/herbe-armoise-paysage-ciel-%C3%A9t%C3%A9-4567843/

 

  • Porter des sachets de parfum

Les parents accrochent au cou des enfants ou à l’avant de leurs vêtements de petits sacs en soie très colorés. Ils sont remplis de plantes médicinales, de parfums ou d’encens. Ces ornements sont censés les protéger du mal. Les maladies contagieuses étaient fréquentes en cette période de l’année. Cette tradition a été pour la plupart abandonnée.

https://fr.lovepik.com/image-500939617/chinese-style-dragon-boat-festival-sachet.html

 

  • Manger des Zongzi

Zongzi (粽ンzòngzi /dzong-dzuh), sorte de boulettes de riz faites de riz gluant, fourrées de garnitures. Il est de forme triangulaire et parfois rectangle. Il est enveloppé dans des feuilles de bambou ou de roseau, et ficelé avec des tiges trempées. Ses saveurs varient d’une région à l’autre :  salés (plus appréciés au Sud) ou sucrés (plus appréciés au Nord).

C’est la nourriture traditionnelle du Festival des bateaux-dragons. Il est lié à la commémoration de Qu Yuan. La légende nous rapporte que des morceaux de riz ont été jetés dans la rivière pour empêcher les poissons de manger son corps.

https://pixabay.com/fr/photos/boulette-de-riz-gluant-chinois-6228805/

Recette sucrée de Zongzi aux dattes rouges

  • Laver le riz gluant et le laisser tremper dans l’eau.
  • Laver les feuilles de bambou et ensuite les faire bouillir jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les refroidir à l’eau bien froide.
  • Cuire les dattes à la vapeur et ensuite écrasez-les.
  • Lavez les raisins secs.
  • Mélanger le riz les dattes et les raisins secs.
  • Prendre 3 ou 4 feuilles de bambou dans la paume de la main, les plier en forme de cône ou de pyramide. Remplissez-les du mélange riz-dattes rouges-raisins secs.
  • Fermez solidement le cône à l’aide d’une ficelle ou d’une longue paille pré-trempée.
  • Faire bouillir les cônes pendant 2 heures. Ensuite laisser mijoter à feu doux pendant 3 heures.

 

Recette salée de Zongzi

 Ingrédients : riz gluant, haricots mungo, arachides, jaune d ‘œuf de canard cuit et salé, feuilles de bambou, paille

  • Laver le riz gluant et le laisser tremper dans l’eau.
  • Laver les haricots mungos et les laisser tremper.
  • Mélanger le riz, les haricots, les arachides et le jaune d’œuf.
  • Laver les feuilles de bambou, la paille. Ensuite les faire bouillir jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les refroidir à l’eau bien froide.
  • Prendre 3 ou 4 feuilles de bambou dans la paume de la main, les plier en forme de cône ou de pyramide. Remplissez-les du mélange riz-haricots-arachides-jaune d’œuf.
  • Fermez solidement le cône à l’aide d’une ficelle ou d’une longue paille pré-trempée.
  • Faire bouillir les cônes pendant 1 heure. Ensuite laisser mijoter à feu doux une autre heure.

 

Recette salée de zongzi au porc rôti

Suivre la recette précédente mais avec les ingrédients suivants : rôti de porc, champignons, crevettes séchées, graines de lotus. Les zongzi se mangeront accompagnés d’ail, de moutarde, de sauce de piment rouge et autres condiments de votre choix.

 

 

 

 

« De Pékin à Hankou: une aventure belge en Chine »

Du 7 mai au 10 octobre 2021

Une exposition d’exception de l’un des plus grands chantiers de travaux publics du début du XXème siècle scénographiée par François Schuiten qui aura lieu à Train World, musée du train à Bruxelles.

Un ouvrage a été spécialement édité à l’occasion de cet évènement. Au travers de documents d’archives inédits, une iconographie agrémentée de dessins originaux réalisés à quatre mains par deux maîtres du 9e art, Li Kunwu (Est-Ouest 371) et François Schuiten, celui-ci vous invite à découvrir une aventure passionnante et hors normes : les aménagements titanesques, prouesses techniques, moments historiques …

https://youtu.be/gvYCCSpkG_Q

https://www.trainworld.be/fr/expo-de-pekin-a-hankou-une-aventure-belge-en-chine

 

 

Historique

L’Institut belge des hautes Etudes chinoises a été créé en 1929 à la suite d’une initiative d’origine chinoise : le gouvernement républicain de l’époque proposa d’affecter une partie d’une indemnité dite  des  « Boxers » – que la Chine devait à l’Etat belge – à des projets  éducatifs sino-belges.  D’une part, des bourses d’études furent offertes à de jeunes Chinois qui vinrent suivre des études supérieures en Belgique. D’autre part, l’indemnité chinoise a permis la fondation de l’Institut dont la mission fût de « promouvoir l’étude de la civilisation chinoise dans ses manifestations les plus diverses ».  Le siège de l’Institut fût fixé à Bruxelles au Musée Art et Histoire. La constitution d’une bibliothèque fût considérée comme le noyau du nouvel établissement scientifique.

 

Au cours de ses nonante années d’existence, l’Institut a développé trois formes d’activités, la bibliothèque, les activités éducatives comme les cours et les conférences, ainsi que la publication des « Mélanges Chinois et Bouddhiques ».

 

Le 8 août 1929, l’Institut fut fondé par Bruno Belpaire, Jules Bommer, Fernand Buckens, Jean Capart, Carl Hentze , le général Raoul Pontus, Adolphe Spruyt, Adolphe Stoclet, Marthe Van Bomberghen et Louis Van Hee.

 

Présidents

  • 1929 – 1947    Raoul Pontus
  • 1947 – 1964    George Theunis
  • 1964 – 1972     Henri Lavachery
  • 1972 – 1978     Paul Rouffart
  • 1978 – 1984     René de Roo
  • 1984 – 1996     Henry Maertens de Noordhout
  • 1996 – 2000    Pierre Willockx
  • 2001 – 2008    Claire Kirschen
  • 2008 – 2014    Alain Dambremez
  • 2014                 Ilse Timperman
  • 2015 – 2016     Claire Kirschen
  • 2016 –               Bernard Pierre

 

Presse

Article de M. Philippe Paquet paru dans La Libre Belgique, le 27 février 2019.