Evènements passés

Conférence du 9 novembre 2019

Influence de Masereel sur les Gravures révolutionnaires chinoises

 

 

 

 

 

 

 

Introduction par Jacques De DeckerSecrétaire perpétuel de l’Académie Royale

Conférencière, Madame Françoise Duflot-LonginDepuis un peu plus de cinquante ans, Françoise Duflot-Longin collectionne des dessins, des gravures, des estampes. Ses recherches et études couvrent essentiellement l’Europe de Nord, le Japon et la Chine où elle trouve une grande similitude d’approche.

 

Dès 1929, le célèbre écrivain Lu Xun porte à la connaissance des artistes chinois,  l’art de la gravure moderne étrangère,  en publiant des livres en images de Frans Masereel dont l’expressionnisme contrasté influencera presque trait pour trait les premiers graveurs chinois. Dans la préface de son Recueil des gravures sur bois par des artistes amateurs (1934), Lu Xun décrit comment il conçoit l’art nouveau « des œuvres d’art destinées à une circulation de masse exécutées au moyen de couteaux sur une planche de bois; voilà ce que j’appelle la gravure sur bois moderne ».

Deux grands artistes, dans des domaines bien différents un graveur et un philosophe, qui ne se sont jamais rencontrés, qui ne parlent pas la même langue, sont à l’origine d’un mouvement qui a accompagné, rapporté, témoigné de la période révolutionnaire qu’a connu la Chine entre la chute de l’Empire et la création de la République Populaire de Chine: Frans Masereel et Lu Xun.

 


Conférence du 12 octobre 2019

The Cinquantenaire Museum as a Resource for Research-based Teaching

 

   

Speaker, Christoph Anderl. He holds a MA in Chinese and Japanese Studies from Vienna University, and a PhD in Chinese linguistics from Oslo University (2005). Subsequently, he has worked as lecturer and researcher at Oslo University, the Swedish Collegium of Advanced Studies (Uppsala), and KHK/CERES, Ruhr University Bochum. Since 2015 he has been Prof. of Chinese Language and Culture at Ghent University.

 

In this presentation I will introduce selected art objects housed in the Cinquantenarie Museum (The Art & History Museum), Brussels, as well as its unique library on East Asian art, in the context of teaching advanced master classes on Buddhist material culture.

In the academic year 2017/2018, objects of Chinese Buddhist art exhibited in the museum were one of the focal points of introducing our master students to research in Chinese material culture (the other part of the course focused on Dunhuang manuscripts featuring vernacular texts on the life stories of Buddha). During the master course students first did “field work” at the museum, in addition to using the resources offered by the large collection of books and journals on East Asian art. The students worked in small groups, each of which focused on one specific art object. After the initial visit to the museum, the students engaged in research in order contextualize the object exhibited in the museum, as well as providing thorough descriptions on its material and iconographical features. The results were presented in class, in addition to composing a paper which was handed in at the end of the term.

This approach proved to be highly inspiring and students engaged with great enthusiasm in the study of the assigned object, producing interesting papers of high quality.

In my lecture I will focus on some of works of art which were studied in the context of the master class, highlight their significance and try to give a historically contextualized account. My focus will be on the wooden Bodhisattva statues produced during the Liao Dynasty, and especially on two exquisite votive statues dating from the Six Dynasties period (one Buddhist votive statue with an inscription, and one Buddho-Daoist statue).

For more information on research activities and publications, please consult https://research.flw.ugent.be/en/christoph.anderl and https://ugent.academia.edu/ChristophAnderl.

 


Conférence du 11 octobre 2019

Qi Gong des Animaux Mythiques

Conférencière, Madame Dominique Jacquemay. Professeur de Qi Gong et diplômée en Médecine Traditionnelle Chinoise (Université de Shanghaï) a plus de 30 ans d’expérience d’enseignement dans les arts énergétiques chinois.

Qi Gong (氣功 ou maîtrise de l’énergie) est un art corporel de santé issu de l’antique civilisation chinoise. Les mouvements de Qi Gong mobilisent l’énergie et le sang : ils étirent les méridiens, les membres et les tendons et confèrent équilibre corporel et mental.

Le « Qi Gong des Animaux Mythiques » est un massage doux des organes qui permet de se détendre et de renforcer la vitalité. L’imitation des animaux, rend ce Qi Gong à la fois ludique et puissant.

 


4 octobre 2019

Atelier d’Amateurs 

Les ateliers d’amateurs sont inspirés d’une pratique chinoise ancienne : les lettrés – par définition, des « amateurs » – aimaient échanger leurs découvertes et leurs plaisirs de collectionneurs. Ils se réunissaient en cercles restreints autour de leurs objets de prédilection : peintures, calligraphies, céramiques, jades etc…

Dans l’atelier d’amateurs organisé aujourd’hui à l’Institut chinois, les objets proposés par les amateurs, seront soumis à l’éclairage d’une érudition savante présentée par un collège de spécialistes – ouvert, à l’occasion, à tout érudit ou collectionneur averti.

Seules des appréciations orales ont été formulées en séance. Dans l’esprit même d’ateliers culturels et éducatifs, aucune expertise formelle n’a été établie.

Les experts

Chantal Kozyreff, Conservateur honoraire d’Extrême-Orient aux MRAH, Japon et Chine

Patrick Laycock, Brussels Art Laboratory : Chine (Hautes époques et archéologie Ming), Pakistan, Inde, régions himalayennes et Asie du SE.

Jean-Marie Simonet, Sinologue, peinture et écriture chinoises.

 


Cours et Workshop : le 1er et 2 octobre 2019

Datation et Authentification

Les méthodes scientifiques et les critères d’authenticité

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrick Laycock 

Historien d’art, historien et expert en art de renommée international, agréé par la Chambre Belge des Experts Chargés de Missions Judiciaires et d’Arbitrage.

 

Plutôt que de considérer les œuvres selon la vision habituelle de l’historien d’art, le but du cours a été de les aborder dans l’optique des matières mises en œuvre, des techniques de fabrication et du vieillissement des matériaux.

La première journée a visé à expliquer, dans le détail, les différentes techniques scientifiques dont nous disposons actuellement pour nous aider à dater et authentifier les objets archéologiques. Il a été également question des critères d’authenticité pour les matières les plus courantes (céramique, pierre, bronze et bois). Cet exposé, plutôt théorique, s’est tenu dans les locaux du Brussels Art Laboratory.

La seconde journée a consisté à pointer, sur les objets archéologiques, les éléments qui permettent d’affirmer que ces œuvres sont authentiques ou fausses.

Cette deuxième partie du cours, essentiellement pratique, s’est déroulée au Musée Art et   Histoire.

 


15 juin 2019

Vernissage des ateliers de calligraphie et de peinture

Mme Simonet et Mme Peng présentent les travaux de leurs élèves.

 

Vente de livres

 


Conférence du 17 mai 2019

Georges Lemaître et son rôle dans le comité inter-universitaire sino-belge

 

 

 Conférencier, Dominique Lambert. Docteur en sciences (physiques), Docteur en philosophie, Professeur ordinaire à l’Université de Namur.  Il est aussi Professeur visiteur à l’Université Catholique de Louvain et membre de l’Académie Royale de Belgique (Classe des Sciences). Il a écrit une biographie de Georges Lemaître (The Atom of the Universe. The Life and Work of Georges Lemaître (Preface by P.J.E. Peebles), Kracow, Copernicus Center Press, 2015.) et poursuit actuellement des recherches en éthique de la robotique et de l’intelligence artificielle.

Cette conférence fera découvrir une facette inattendue de Georges Lemaître, célèbre père du Big Bang. Il joua un rôle dans l’accueil des étudiants chinois à l’Université Catholique de Louvain avant et après la Seconde Guerre Mondiale et également dans le Comité Inter-universitaire Sino-Belge.

L’exposé s’attachera aussi à expliquer la contribution importante jouée par certains étudiants chinois dans le travail scientifique de Georges Lemaître.

 


Exposition du 7 au 31 mai 2019

 Lithic Impressions 

From Stone to Ink on Paper



À l’occasion de la Ink Week qui a eu lieu dans différents lieux bruxellois du 6 au 12 mai prochain, et du 90ème anniversaire de l’Institut belge des Hautes études chinoises (IBHEC), le Musée Art & Histoire de Bruxelles a organisé, au sein de ses salles chinoises, l’exposition Lithic Impressions – From Stone to Ink on Paper. Le samedi 11 mai, une journée spéciale sur le thème de l’exposition a été proposée aux visiteurs du musée.

L’exposition Lithic Impressions explore la technique de reproduction grandeur nature par estampage, un des arts visuels traditionnels de la Chine au même titre que la calligraphie ou la peinture de paysages. Les estampages sont obtenus en appliquant du papier humide sur des surfaces texturées, telles que des stèles ou de l’épigraphie. Quand le papier est presque sec, les parties en relief sont encrées à l’aide d’un tampon.

En vue de cette exposition, 37 étudiants de l’École supérieure des Arts Saint-Luc et 11 étudiants de l’IBHEC se sont rendus récemment en Chine, au pied du Mont Tai, qui fut jadis un centre politique, religieux et artistique d’importance et où de nombreux empereurs et lettrés chinois ont laissé une trace à jamais gravée dans la pierre. C’est sur ce site exceptionnel que les étudiants belges ont pu pratiquer l’estampage, avant de personnaliser les œuvres ainsi créées en fonction de leur propre discipline artistique (peinture, calligraphie…). C’est le résultat de ces expériences contemporaines d’estampage qui a été présenté dès le 7 mai aux visiteurs du Musée Art & Histoire, aux côtés de stèles et d’épitaphes chinoises anciennes conservées dans les collections de l’institution.

Le samedi 11 mai, plusieurs activités en lien avec le thème de l’exposition ont été proposées aux visiteurs du Musée Art & Histoire au cours d’une journée spéciale : visite guidée de l’exposition, démonstration d’estampage d’une épitaphe de la dynastie Tang appartenant au musée, « portes ouvertes » dans les locaux de l’IBHEC et conférence de présentation du voyage en Chine des artistes belges exposés.

Retrouvez les détails de la semaine de l’encre : https://www.liawei.org/inkbrussels2019

 


Conférence du 11 mai 2019

 INK ART WEEK

LITHIC IMPRESSIONS

Lithic Impressions: From Stone to Ink on Paper est un projet itinérant qui explore la technique de reproduction à grandeur nature par estampage. Visite guidée, démonstration et conférence se sont déroulées durant la journée du 11 mai au Musée, dans le cadre de la Semaine de l’Encre 2019 et des 90 ans de l’Institut Belge des Hautes Études chinoises.

 

10.30   Visite guidée et démonstration d’estampage d’une épitaphe de la dynastie Tang, dans les salles Chine du Musée par Lia Wei (Renmin University of China) et Zhang Qiang (Sichuan Fine Arts Institute)

12.00   Portes ouvertes de l’Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, cinquième étage du Musée

14.00   Conférence : A Report on the Rubbing Field School in Mount Tai, Shandong Province par Simone Schuiten (ESA St-Luc) et PENG Meiling (IBHEC)

Les professeurs en graphisme et illustrations de l’Ecole Supérieure des Arts St-Luc et les étudiants en calligraphie et peinture chinoise de l’Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises ont présenté leur séjour de quatre jours aux pieds du Mont Tai (Taishan) et ses alentours. Le Mont Tai, un centre d’expression politique, religieuse et artistique où des générations d’empereurs et de lettrés ont laissé leur marque, a permis aux participants d’englober l’histoire de l’héritage lithique chinois en un clin d’œil encyclopédique.

Les participants ont été libres d’intégrer les dimensions de leur perception in situ à leur compréhension de la calligraphie et de la peinture chinoises, en mêlant techniques d’estampage et jeux du pinceau. L’atelier était organisé en collaboration avec l’Université de Taishan, le Sichuan Fine Arts Institute et l’Université Renmin de Chine.

 


Conférence du 5 mai 2019

 La mission en Chine (XVIe-XVIIIe s.)

Comprendre le Grand Autre

 

Conférencier, Monsieur Jacques Marx. Docteur en philosophie et lettres de l’Université libre de Bruxelles. Il est actuellement Professeur émérite de l’ULB. Il a été Vice-Président de l’Institut d’étude des religions de l’U. L. B, Co-directeur de la Classe VII de l’Institut des Hautes Études de Belgique et Directeur de la Chaire internationale Théodore Verhaegen. Il a assumé, en 2009, un enseignement de trois mois dans le département de français de la National Central University (國立中央大學) de Taiwan.

Ses domaines de recherche portent sur l’histoire des idées ; l’anthropologie culturelle du catholicisme, dans le contexte de l’histoire mondialisée et des contacts interculturels entre l’Occident et l’Extrême-Orient. 

 

Véritable « multinationale de l’intelligence », la Compagnie de Jésus a joué, dans l’archéologie de la mondialisation née de l’expansion européenne dans la sphère asiatique, un rôle d’intermédiaire culturel de premier plan entre la Chine impériale et l’Europe.

Inspirée par les valeurs spécifiques de l’identité jésuite que sont l’ouverture à l’Autre, l’humanisme chrétien et la prise en compte des spécificités de la culture chinoise, la méthode d’évangélisation imaginée par le fondateur de la mission, Matteo Ricci, et poursuivie par ses successeurs, dont le Belge Ferdinand Verbiest, fut à l’origine d’un extraordinaire va-et-vient entre l’Europe et l’Empire du Milieu, doublé d’une aventure humaine d’une qualité exceptionnelle.

D’une part, les jésuites initièrent les Chinois aux connaissances scientifiques de l’Occident, dans des domaines sensibles comme l’astronomie, une tâche extrêmement importante dans la Chine impériale, ce qui leur a permis de nouer de précieuses sympathies avec les cercles érudits et les « lieux de savoir » d’une civilisation sophistiquée.

D’autre part, assumant le rôle de « circulateurs intellectuels » actifs, les jésuites de Chine sont à l’origine d’une abondante documentation de caractère encyclopédique, dont les images et les représentations mentales sont à l’origine d’un courant de sinophilie qui a non seulement influencé la pensée des Lumières au XVIIIe siècle, mais aussi le courant esthétique international connu sous le nom de chinoiserie, qui fait aujourd’hui l’objet d’une nécessaire réévaluation.

 


Cycle de trois conférences avec projection

 Introduction à la peinture chinoise

Conférencier, Professeur Dr. W.F. Vande Walle. Professeur émérite d’études asiatiques à K.U.Leuven . Diplômé de l’Université de Gand, il poursuivit ses études aux Universités d’Osaka et de Kyoto. Il fut chercheur et Professeur invité dans diverses institutions au Japon, en Chine et aux États-Unis. Il a reçu le prix spécial de la Fondation du Japon, l’Ordre du soleil levant, un doctorat honoris causa de l’Université du Kansai (Osaka) et le prix Yamagata Bantô. Ses publications en anglais, japonais, néerlandais et français traitent de l’histoire japonaise, des relations sino-japonaises, du bouddhisme et de l’histoire de l’art japonais et chinois.

 

Introduction à la peinture chinoise

La conférence a débuté par quelques réflexions sur la technique de la peinture, la philosophie de l’œuvre ou la psychologie de l’artiste, les instruments du peintre et les supports de l’œuvre, ainsi que l’impact de ces éléments sur les modalités et l’esthétique de la peinture chinoise, qui se manifeste, entre autres, par la relation étroite entre peinture et calligraphie. Bien qu’une histoire de l’art narrative soit considérée comme une ‘construction’, nous avons suivi quand même l’émergence, la croissance et la maturation de la peinture de paysage à travers le temps. Elle atteint son apogée vers la fin de la période Song (960-1279). Ensuite commence une période de réflexion classiciste et de formation de divers canons. Nous trouvons un grand raffinement, mais aussi une tendance à une certaine rigidité. À titre d’illustration, une courte anthologie de la peinture telle qu’elle a été pratiquée pendant les périodes des Yuan (1279-1368) et des Ming (1368-1644) fût donnée. En guise de fil conducteur, la manière dont les artistes chinois se sont efforcés à travers le temps de suggérer ou de représenter la troisième dimension (perspective).

Dans la première session (22 février 2019), des Han (202 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.) jusqu’à la fin de la période Tang (618-907), nous examinons les anciens exemples de peinture encore existants, dans lesquels la figure humaine ainsi que l’activité humaine sont décrits, furent examinés.

Dans la deuxième session (15 mars 2019), des Cinq Dynasties (907-960) à la fin des Ming (1368-1644), furent abordés l’épanouissement du paysage monumental tel que formulé par Jing Hao, Guan Tong, Dong Yuan Ju Ran, Li Cheng, Fan Kuan, etc., pendant les Cinq Dynasties et les Song Septentrionaux (960-1125). Dans la période suivante des Song Méridionaux (1125-1279), nous avons observé une forte tendance à l’intimisme, prisé dans les cercles de l’académie impériale. Représentatifs de cette tendance sont Li Tang, Ma Yuan et Xia Gui. Dans le paysage intimiste, l’être humain contemplatif réapparaît de façon plus prédominante.

Dans la troisième session (5 avril 2019), nous avons mis en évidence un genre spécifique : la peinture inspirée par Chan/Zen, en Chine et au Japon. Un grand nombre d’œuvres d’art qui appartiennent à ce dénominateur ne sont pas à proprement parler d’inspiration religieuse, mais ont été créées et transmises dans un contexte socioculturel étroitement associé au bouddhisme zen en tant que système social. Dans la mesure où il traite de thèmes religieux identifiables, l’art Chan/Zen a pour objectif de suggérer un sens de l’illumination mais, au Japon, l’élément Zen est devenu une catégorie esthétique plutôt que religieuse.

 


Conférence le 30 mars 2019

La Voie du Thé   

Evolution et interculturalité

Conférencière, Pauline Tam. Docteur en Langues et Lettres de l’Université catholique de Louvain, Pauline Tam est chercheur en études chinoises dans cette même Université. Elle se consacre en particulier à l’étude de la  Culture comparée d’Europe-Chine.

Comment aimez-vous votre thé ? Infusé dans de l’eau chaude dans une théière en céramique comme le font la plupart des personnes aujourd’hui ? Ou broyé, réduit  en poudre puis  battu jusqu’à obtenir une boisson verte et mousseuse, servie dans un bol laqué noir comme au VIIIe siècle ?

Le thé,  culture et style de vie, pour l’élite intellectuelle en Chine traditionnelle, tel que capturé dans les poèmes et les peintures au XVIe siècle. Le thé était bien souvent un compagnon  des activités d’enrichissement culturel telles que la musique, les échecs, la calligraphie et la peinture.

L’Histoire nous montre également que, dans sa rencontre avec l’Europe, le thé a eu un impact considérable sur les goûts et styles de vie britanniques, mais aussi qu’il était impliqué dans des guerres intercontinentales.

Dégustation de thés , après la conférence, pour le simple plaisir des sens.

 


Conférence du 1er mars 2019

Ninety Years of IBHEC/BIHCS, 

Ninety Years of Chinese History

Speaker, Bart DESSEIN. Bart Dessein (PhD Ghent University 1994) is Professor in the Department of Chinese language and culture of Ghent University where he teaches Chinese philosophy and literature, and history of modern and contemporary China. He also is Honorary Professor at Liaoning University and Guest Professor at Shanghai University. He further is Senior Associate of the European Institute for Asian Studies, Brussels, and Member of the Royal Academy for Overseas Sciences, Belgium. At present, he is President of the European Association for Chinese Studies and Vice-President of the European Association for Chinese Philosophy. He has published extensively on Buddhist philosophy and on Chinese political philosophy.

From the start of its establishment in 1929, the Belgian Institute for Higher Chinese Studies (IBHEC/BIHCS) took the promotion of the study of Chinese culture as its mission. The choice to house the Institute on the premises of the Royal Museums of Art and History in Brussels on the one hand underlined this scientific mission, but on the other hand also showed that the creation of the Institute was directly related to the then Belgo-Chinese relations. In this lecture on the occasion of the 90th birthday of the Institute, the origin and the development of the Institute will be sketched against the background of China’s 20th and 21st century history. Also the ramifications of China’s development for the study of Chinese culture will be addressed.

 


Conférence du 16 février 2019

Nouvel An chinois

Perpétuation d’une tradition et significations actuelles

Conférencière, Pauline Tam. Docteur en Langue et Lettres de l’Université catholique de Louvain, Pauline Tam est chercheur en études chinoises dans cette même université. Elle se consacre en particulier à l’étude de la Culture comparée d’Europe-Chine.

Que signifie le Nouvel An chinois au travers des légendes et coutumes ? Leurs significations actuelles en rapport avec l’identité individuelle et les relations familiales et sociales ? Y découvrir le déroulement des festivités traditionnelles du mois qui précède cette fête. La conférencière abordera également  la manière dont les personnes se remémorent et vivent les traditions aujourd’hui, et ce que cela nous apprend sur la modernisation, ou encore, l’invention de l’ethnicité, la diaspora et le rôle et la continuité de la culture chinoise dans le monde contemporain.

Conférence suivie de petits plaisirs gourmands.

 


Worshop du 7 au 11 août 2018

 


Cinéma le 3 mars 2018

Après-midi festif  pour célébrer le Nouvel An chinois  

et l’arrivée du printemps !

14h Projection du film « Chine 87, les autres » en présence  des réalisateurs

Violaine de Villers et Jean-Pierre Outers.

15h 40 Démonstration de danses chinoises :

梅花雪Neige de prunier

梅花 Fleur de prunus

雪 Neige

盛世霓裳  Danse avec éventail

盛世 Au temps prospère

霓裳 Vêtement de plume porté par les fées

16h15 Petits plaisirs gourmands

Conférence le 4 février 2017

Les chengyu du chinois : grandeur et décadence des expressions idiomatiques dans la Chine du XXe et du XXIe siècle

Conférencier, Kevin Henry, membre de EASt.  Double grade de Docteur en Langue, Lettres et Traductologie à l’ULB et de Docteur en Langue et Littérature françaises à l’Université des études internationales de Shanghai ; auteur de la traduction française de l’ouvrage en chinois « Le modèle Alibaba », de Ying Lowrey; en train de préparer la traduction d’une biographie du sociologue Fei Xiaotong.

 

Mots fleuris et habiles paroles

Amateurs de sentences lapidaires, de vers denses, de maximes concises et autres aphorismes sentencieux, les Chinois ont tôt compris le potentiel argumentatif des expressions idiomatiques et ont sublimé ces formules figées presque au rang d’art. Issus de la tradition poétique la plus ancienne (Shijing), et donc primitivement — du moins, peut-on le supposer — de la culture populaire rurale, les chengyu, expressions prototypiquement quadrisyllabiques, ont été au fil du temps pleinement intégrés dans la langue littéraire la plus élevée et ont fleuri sous la plume des littérateurs et hauts dignitaires de l’Empire. Partie intégrante de la rhétorique mandarinale et de l’esthétique des romans classiques, les chengyu ont toutefois vu leur destin basculer à l’aube du XXe siècle, alors que la République mettait à bas la dynastie Qing.

Dans cette conférence, nous tenterons de montrer combien le destin tourmenté de ces expressions idiomatiques à travers l’histoire moderne et contemporaine explique le statut quelque peu ambigu dont elles jouissent dans l’usage actuel de la langue chinoise. Honnis par les intellectuels artisans du mouvement de la Nouvelle Culture, puis récupérés par la propagande communiste avant d’être rejetés dans l’immédiate période post-maoïste, les chengyu semblent avoir louvoyé à travers le XXe siècle pour finalement revenir en force dans la littérature contemporaine. C’est avec une analyse au carrefour des lettres et de l’anthropologie, avec l’éclairage de la théorie bourdieusienne, que nous tenterons d’expliquer le secret de la résistance de ces « phénix » de la langue chinoise.

Télécharger la synthèse de sa conférence via le lien ci-dessous:

http://applications.umons.ac.be/docnum/c7b423fd-d183-486c-9cec-966066b9b364/DF607CF1-BE27-4487-A965-5955AFAFFAC9/Colloque%20phraseologie%20Kevin%20Henry.pdf

 


Conférence du 7 décembre 2015

Van Gogh on Demand : China and the Readymade

Speaker, Prof. Winnie WONG (UC Berkeley). Winnie Wong is a historian of modern and contemporary art and visual culture, with a special interest in fakes, forgeries, frauds, copies, counterfeits, and other non-art challenges to authorship and originality. Her research is based in the southern Chinese cities of Hong Kong, Guangzhou and Shenzhen, and her writing engages with Chinese and Western aesthetics, anthropology, intellectual property law, and popular culture. She is the author of Van Gogh on Demand: China and the Readymade (U Chicago Press 2014), which was awarded the Joseph Levenson Book Prize in 2015. Her articles have appeared in positions: asia critiques, the Journal of Visual Culture, Yishu: Journal of Contemporary Chinese Art, and she has written for Omagiu, Third Text Asia, and Artforum. Her work has been translated into Portuguese, Romanian, and Japanese. Her research has been supported with grants from the ACLS, SSRC, CLIR, Harvard Milton Fund, and Radcliffe Institute for Advanced Study. Winnie was a Senior Fellow at Dartmouth College, and holds an SMArchS and a PhD in History, Theory and Criticism from MIT. She was elected a Junior Fellow of the Harvard Society of Fellows. She is currently assistant professor of Rhetoric and History of Art at the University of California, Berkeley.

 

The conference will focus on an unlikely case of global art production, China’s Dafen Oil Painting Village, a flexible production center of eight thousand Chinese painters who produce five million oil paintings per year, sourced from the Western art canon and made for the world’s retail and wholesale markets.

In examining the encounter between contemporary artists and the Dafen painters whose labor they appropriate, the study traces critical issues of artistic authorship and assesses their deployment at a site of anonymous production. In examining how this encounter operated within the Chinese government’s embrace of creative industries and its attendant production of creative subjects, it offers an account of art practices in a period of cultural shifts heightened by an ascendant China.

Venue:  ULB, Solbosch campus

This talk is organized by ULB (Faculty of Letters, Translation and Communication) and the Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises

 


Exposition du 4 juin au 31 août 2015

Embracing Emptiness – Photography and Alchemy of Ancient chinese Coins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le photographe et alchimiste Stephen SACK a construit son œuvre autour des thématiques du temps et de la mémoire. Son intérêt se porte sur la photographie des objets et de leurs métamorphoses, au fil du temps. L’exposition a réuni ainsi une collection de pièces chinoises de monnaie ancienne déterrées après des décennies d’ensevelissement et photographiées par l’artiste depuis 1983. Transformées par la corrosion, ces pièces révèlent, à travers l’utilisation d’un éclairage scientifique (semblable à celui utilisé en astronomie, avec différentes longueurs d’onde, pour observer et photographier le cosmos), des patines aux motifs abstraits et colorés.

« Les Chinois ont toujours associé l’argent aux superstitions, rituels et philosophie, … » explique Stephen Sack. « Les pièces de monnaie deviennent des amulettes pour favoriser une bonne santé et la prospérité, pour conjurer les esprits maléfiques et servir de gage en vue de soudoyer les juges de l’au-delà. Ainsi, le cercle représente le ciel et le carré, la terre. Une harmonie équilibre les deux. Le vide est le paradoxe fondamental.»

Vernissage le mercredi 3 juin 2015, avec François de Callataÿ, conservateur Bibliothèque royale de Belgique et Jean-Marie Simonet, directeur IBHEC , en présence de l’artiste.

Avec le soutien de l’Ambassade de la République Populaire de Chine en Belgique.

 


Cinéma le 13 mai 2015

Beijing Film Academy 3 Student Short Films

IBHEC & Euchan & Institut Libre Marie Haps

Où ? Institut Libre Marie Haps      (Rue d’Arlon 14, 1050 Bruxelles)

 


Visite guidée le mai 2015

Découvrir la collection « Chine » du Musée Art et Histoire ainsi que la bibliothèque de notre Institut.

 


Cinéma le 17 mars 2015

Woman Demon Human         人鬼情         

Director: Huang Shuqin

PRC – 1987 – 108’

Mandarin with English subtitles

Often regarded as the first truly feminist movie made in China, Woman Demon Human is inspired by the true story of famous opera actress Pei Yanling, who also stars and gives a number of operatic performances throughout. The film probes deeply into a woman’s psychological world.

IBHEC & Euchan & Institut Libre Marie Haps

Où ? Institut Libre Marie Haps      (Rue d’Arlon 14, 1050 Bruxelles)

 


Cinéma le 27 novembre 2014

Perpetual Motion                          

Director: Ning Ying

PRC – 2005 – 90’

Mandarin with English subtitles

Ning Ying analyzes the flourishing bourgeoisie of the Chinese capital with sarcastic and almost grotesque humor.

Confessions from an edgy Peking.

IBHEC & Euchan & Institut Libre Marie Haps

Où ? Institut Libre Marie Haps      (Rue d’Arlon 14, 1050 Bruxelles)

 


 

The Silk Road: Border Crossing

 

The Silk Road: Border Crossing conférences duo

The Silk Road: Border Crossing est une initiative novatrice de l’Institut belge des hautes études chinoises organisée conjointement avec les services culturels et éducatifs des Musées royaux d’art et d’histoire (MRAH) avec le support de Asian Art in Brussels (AAB) et d’International Dunhuang Project (IDP, British Library) à Londres. Le but de ces doubles conférences est d’inviter le public à sortir de sa zone de confort (la Chine) et de participer à ’border crossing’, non seulement le long des routes de la soie mieux connues, mais également pour les confronter avec d’autres régions qui traditionnellement ne sont pas liées à la Chine, mais ayant connu, parallèlement des développements similaires. Chaque session comprendra deux exposés par deux spécialistes partageant un même thème d’analyse, chacun à partir d’une région différente. Cette méthodologie originale est proposée par la Présidente de l’IBHEC, Ilse Timperman, sinologue et archéologue, qui assurera la tâche de modératrice des sessions.

 

  • SESSION I  – le 5 octobre 2014

Les Scythes nomades et les empires agraires en Asie centrale: recherches récentes

Dr. Henri-Paul Francfort (CNRS) & Dr. Corinne Debaine-Francfort (CNRS)

Nouvelles recherches sur les Scythes et leurs contemporains en Asie centrale orientale (Xinjiang, Chine)

Que connaissons-nous des Scythes et comment peuvent-ils être liés avec ce qui est maintenant la Chine ? Cette session mettra en évidence la culture matérielle de l’époque scythe sur base de différents sites qui nous sont plus ou moins bien connus en Asie intérieure, comme le kourgane gelé No. 11 de Berel’ dans l’Altaï kazakhstanais et des sites dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang (R.P. Chine). Deux archéologues et chercheurs du CNRS, dotés de riches expériences de terrain dans les deux régions nous offriront des vues inédites de ce peuple fascinant du début de l’Âge du fer (1er millénaire avant J.-C.) et nous montrent comment ces cultures des steppes ont transformé les formes empruntées à l’Occident et l’Orient.

PHOTO Pendeloque en bois doré de harnachement de cheval du kourgane no.11 de Berel’ (Altaï, Kazakhstan). Vers 280 av. J.-C. : tête de félin. MAFAC.

 

Les Scythes nomades et les empires agraires en Asie centrale. Recherches récentes

Dr Henri-Paul FRANCFORT (CNRS) est un archéologue français spécialiste de l’Asie centrale depuis la Protohistoire jusqu’à l’Antiquité. Ses travaux se concentrent sur les interactions entre les sociétés pastorales nomades et les empires agraires dans la « longue durée « . Il a participé et dirigé de nombreux travaux sur le terrain, des explorations et des fouilles: à Aï Khanoum (ville hellénistique dans le nord de l’Afghanistan), à Shortughai (colonie Harappan dans le nord de l’Afghanistan), dans l’Haryana et le Rajasthan (Inde), dans la vallée Keriya à Karadong et Djoumboulak-Koum (Xinjiang, Chine), la tombe gelée de Berel’ (Altaï, Kazakhstan) et il a arpenté de nombreux sites d’art rupestre en Sibérie, au Kazakhstan, au Kirghizstan, et en Ouzbékistan. Francfort a donné des séminaires à la Sorbonne, l’École Normale Supérieure, etc., ainsi que des conférences dans diverses institutions en France, en Europe, en Amérique et en Asie. Il a dirigé un certain nombre d’équipes et de programmes de recherche internationale. Il est l’auteur d’environ 190 publications et membre de diverses associations académiques, il est membre correspondant de l’Académie française « des Inscriptions et Belles-Lettres ».

Dans cette conférence, le Dr Henri-Paul Francfort présentera un aperçu de l’art et de l’archéologie de l’âge du fer de la steppe nomades en l’Asie intérieure, et mettra particulièrement l’accent sur la partie non publié des objets découverts lors des fouilles de Kurgan gelé Nr 11 du Berel’ dans l’Altaï kazakhstanais de 1998 à 2000 par une équipe Kazakh-française-italienne de l’Institut d’archéologie du Kazakhstan, du CNRS (France) et Centro Studi Richerche Ligabue (Italie). Une présentation des objets provenant des autres kourganes de la région de l’Altaï (dite culture Pazyryk) est prévue, comme éléments de preuves et d’essayer de comprendre les processus d’emprunt, la transformation et la transmission des formes grecques et achéménide jusqu’en Chine et dans l’autre sens, jusqu’à la période hellénistique. La conférence proposera de mettre en évidence et d’essayer à comprendre l’apparition des éléments du Moyen-Orient dans un contexte local des arts autonomes de la steppe, la persistance d’éléments achéménides bien après la chute de l’Empire et (d’un point de vue de la théorie de l’art) comment les cultures des steppes ont transformé les formes empruntées à l’Occident et l’Orient.

 

Nouvelles recherches sur les Scythes et leurs contemporains en Asie centrale orientale (Xinjiang, Chine)

Dr. Corinne DEBAINE-FRANCFORT (CNRS) est une archéologue et sinologue française, spécialiste de la Chine du Nord-Ouest de la protohistoire au début de l’Antiquité. Elle consacre une grande partie de ses travaux aux civilisations anciennes du Xinjiang, région de contacts occupant une position stratégique en Eurasie. Directrice de Recherche au CNRS, elle assure la direction adjointe de l’UMR [unité mixte de recherche] 7041- ArScAn « Archéologies et Sciences de l’Antiquité» (Maison de l’archéologie et de l’Ethnologie à Nanterre). Au sein de cette UMR, elle est responsable de l’équipe « Archéologie de l’Asie centrale » qui traite des régions comprises entre l’Iran et la Chine (axe est-ouest) et entre le monde indien et celui des steppes (axe nord-sud). Co-rédactrice en chef de la revue Arts asiatiques, elle dirige aussi la Mission archéologique franco-chinoise au Xinjiang. Fondée sur une coopération de longue date entre le CNRS et l’Institut d’archéologie et du patrimoine du Xinjiang, cette mission a réalisé de nombreuses campagnes de fouilles et de prospections dans les deltas fossiles de la Keriya (désert de Taklamakan, Sud Xinjiang) où elle a mis au jour des vestiges de civilisations auparavant inconnues (3e millénaire avant – 3e siècle après J.-C.) actuellement en cours de publication.

Qui étaient les Scythes et comment ont-ils en relation avec la Chine d’aujourd’hui ? Dans cette conférence, le Dr Corinne Debaine-Francfort nous emmènera au cœur du désert du Takla-Makan au Xinjiang (Rép. Pop. De Chine) pour montrer comment l’époque scythe a laissé des traces dans cette partie peu connue et fort éloignée du monde. Ici dans l’oasis de Keriya, elle vous fera découvrir les « cousins des Scythes » et vous expliquera la manière dont ils ont été liés à d’autres cultures dans l’Altaï et au-delà de l’Altaï. En tant que directeur de la « Mission archéologique francochinoise au Xinjiang » elle y a codirigé les fouilles depuis les années nonante, elle connaît ce domaine mieux que personne. Lors de la conférence, elle présentera également des découvertes spectaculaires, comme des momies bien conservées et donnera un aperçu plus clair de ce peuple fascinant de l’âge du Fer et de leur réseau au cours du premier millénaire avant notre ère.

 

  • SESSION II – le 4 décembre 2014 à Leuven

Linking Bronze Age archaeology in Xinjiang (China) and Sweden

Kristian Kristiansen (University of Gothenburg, Sweden) & Idris Abduresul (former Director of the Xinjiang Institute of Archaeology, P.R. China)

During the Bronze Age two wheeled chariots expanded both east and west of the Urals, as well as south into Mesopotamia/Iran. It represented the expansion of a new warrior aristocracy based on a pastoral economy, which reached Xinjiang to the East, and central and northern Europe to the west. Material culture, as well as shared religion and rituals speaks of an interconnected world across western Eurasia during this period. Trade was also taking place, first and foremost in metals, but most likely also in woolen textiles, as we find astonishing similarities between Tarim and Europe.
This duo lecture will highlight the archaeology of this formative period of the later Silk Road. Dr. Kristiansen will do this from a European perspective on the Bronze Age, while Dr. Abduressul will zoom in on the Bronze Age burial site of Xiaohe in present-day Xinjiang (P.R. China), where dessicated bodies with Europoid features clearly attest of western influence.

Xiaohe burial site in Xinjiang (P.R. China). Idriss Abduressul

Wooden mask, Xiaohe burial site in Xinjiang (P.R. China). Idriss Abduressul

 

The Origins of the Silk Road in the Bronze Age: Connecting Europe and China/India

Dr. Kristian KRISTIANSEN (University of Gothenburg, Sweden) is a leading specialist in Bronze Age archaeology. His main research is on the Bronze Age, but archaeological theory and archaeological heritage
are also central to his research interests. In his books he focuses on a European perspective on the Bronze Age, whereas in his archaeological excavations, he concentrates on local areas in Sicily, Hungary and Denmark/Sweden. The results of these projects are now in press.
On of his recent projects is the creation of a Research Institute for Rock Art (homepage:www.shfa.se), making primary documentation of rock art accessible to the public. He is further also engaged in an interdisicplinary collaboration at University of Gothenburg, called ’The Heritage Academy’ to promote research and teaching on cultural heritage. He is currently also part of a new Marie Curie project: Forging Identities (homepage:www.forgingidentities.com), which explores the movement of people, things, animals and ideas in Bronze Age Europe.

During the Bronze Age two wheeled chariots expanded both east and west of the Urals, as well as south into Mesopotamia/Iran. It represented the expansion of a new
warrior aristocracy based on a pastoral economy, which reached Xinjiang to the East, and central and northern Europe to the west.
Material culture, as well as shared religion and rituals speaks of an interconnected world across western Eurasia during this period. Trade was also taking place,
first and foremost in metals, but most likely also in woolen textiles, as we find astonishing similarities between Tarim and Europe.
The presentation will highlight the archaeology of this formative period of the later Silk Road.

 

Bronze Age Archaeology in the Taklamakan Desert (Xinjiang, China): the Xiaohe burial site

Dr. Idris ABDURUSUL (Honorary Director of the Xinjiang Institute of Archaeology, P.R. China) is Honorary Director of the Xinjiang Institute of Archaeological in Urümqi (P. R. China). He is an internationally renowned archaeologist specialised in pre- and protohistoric archaeology of what is now Xinjiang. Dr. Idris Abdurusul  has been active in the archaeology of  Xinjiang for about 45 years. He has been leading or participating in more than thirty archaeological campaigns, including in Astana and Jiaohe in the Turfan Basin, the Gumugou site near the Kongque River, the Lop Desert, Niya, and Sino-French excavations in the Keriya Oasis in the southern Taklamakan Desert. He has written many publications in Chinese and several have been translated into other languages.

In this talk, Abdurusul will share with us the latest discoveries of the fascinating Early Bronze Age sites of Xiaohe in the Lop desert and the Keriya oasis in the southern
Taklamakan desert, both in Xinjiang (P.R. China). Xiaohe (c. 2000-1500 BCE) was first discovered and excavated in the early 20th century. About a decade ago, it has been reinvestigated by the Xinjiang Institute of Archaeology and joint international research has shed new light on these Bronze Age people and their western connections.
The Xiaohe cemetery is located on a sand hill and thanks to the dry climate easily perishable materials have been preserved including human, animal and plant remains.
The people who lived here, were buried in boat-shaped coffins in shaft graves, herded cattle, cultivated wheat and were dressed in woolen cloths. Both wheat and domesticated cattle were probably introduced from western Eurasia and more specifically the Near East.
The many naturally desiccated human bodies found at Xiaohe have drawn worldwide attention. Their Caucasoid appearance even led some of them to speculate that these
were Tocharian speakers who migrated from western Eurasia. However, recent international research including DNA studies have shown that the genetic make-up of these
people is much more complex than originally thought.

 

  • SESSION III – le 14 décembre 2014

Early Monasticism and Anchoretic life in Egypt  & Early Monasticism on the Eastern Silk Road (Tarim Basin)

Dr. Karel Innemée (Leiden University) & Dr. Susan Whitfield (International Dunhuang Project, British Library)

Convergences between the early monastic traditions of Christianity and Buddhism have been noted previously and possible links between them discussed, if never proven. Although contacts between the Eastern Mediterranean and Central Asia are evident from before the Christian Era, no indications for a Buddhist root of Christian monasticism seems to exist. Did archaeologists overlook something or do we simply have a case of independent developments? This session will juxtapose caves, hermitages, and monastic complexes of early Christian Egypt with Buddhist stupas, temples and cave temples of the Taklamakan desert in present-day western China. Two field specialists, one on Eastern Christian culture and the other historian of China and the Silk Road, will ensure a unique experience.

 

PHOTO (T) Hermitage close to St. Macarius monastery, Wadi al-Natrun (Egypt) en (L) painting (7th cent.?) of the monastery Deir Anba Hadra near Aswan (Egypt). K.C. Innemée. (R) Stupa of Rawak (c. 300-600) near Khotan (China). Photo taken by Aurel Stein, 17 September 1906. International Dunhuang Project.

 

Early Monasticism and Anchoretic life in Egypt

Dr. Karel INNEMÉE (Leiden University) is an affiliated fellow at the faculty of Archaeology of Leiden University and has specialised on Eastern Christian culture, especially monastic culture in Egypt. He has been the director of a number of research projects in and around Coptic monasteries in the Wadi al-Natrun region in northern Egypt since the 1990’s.

Early monasticism in Egypt was a lay-movement with a variety in ideals and ways to achieve these ideals. A common point was abandoning society, possession and physical pleasure, but for some this meant living an austere life within a community, while others preferred complete isolation, sometimes going to extremes when it came to abstinence and self-imposed asceticism. Avoiding all passions and everything that could lead to fluctuations in emotional life was high on the agenda of most anchorites and monks. For the very beginning (3rd – 4th centuries) we have mainly textual sources and little archaeological evidence to corroborate these mostly hagiographical texts. From the late 4th century onwards more archaeological information is available, illustrating the variety in ways of living (caves, hermitages, monastic complexes). The common aim of detachment from the world and its practical consequences (a complete apatheia for instance) was not always welcomed by the institutionalised Church. From the middle of the 5th century on wards we see a gradual incorporation of the monastic movement into the organisation of the Church, with a modification of certain ideals as a consequence. To what extent do Christian and Buddhist asceticism have ideals in common and what could be the explanation for this? Although contacts between the Eastern Mediterranean and Central Asia are evident from before the Christian Era, no indications for a Buddhist root of Christian monasticism seems to exist. Did archaeologists overlook something or do we simply have a case of independent developments?

 

Early Monasticism on the Eastern Silk Road (Tarim Basin)

Dr. Susan WHITFIELD (IDP, British Library) is an historian of China and the Silk Road and Director of the International Dunhuang Project (IDP) at the British Library. She written numerous books and articles, curated several exhibitions and travelled widely across much of the Silk Road. Her work at IDP involves directing an international collaboration to conserve, catalogue, digitize and research the archaeology and history of the Eastern Silk Road and the IDP website currently gives free access to almost half a million images of manuscripts, artefacts, paintings from this region and their archaeological context. Her recent research includes a study of the transmission of Buddhism architecture across the Tarim and the links with Silk Road trade.

The convergences between the early monastic traditions of Christianity and Buddhism have been noted previously and possible links between them discussed, if never proven. This talk will look at Buddhism as it spread from its homeland north and east into Central Asia, considering the growth and practice of monastic communities in the kingdoms of the Tarim Basin, in present-day western China. Here the sands of the Taklamakan have preserved the buried ruins of numerous stupas and temples, while the foothills of the mountains to the north are dotted with richly decorated cave temples. Susan Whitfield will give a brief history of the discovery of these sites before looking at some examples of the architectural, artistic and textual legacy to consider the life of Buddhist monks and nuns in these desert oases in the first millennium AD. Her talk will be illustrated.

 

  • SESSION IV  le 25 janvier 2015

Hellenistic Sculpture East and West: Homogeneity and Diversity & Sculpture and the question of contacts between China and the Hellenistic East

Dr. Judy Barringer (University of Edinburgh) & Dr. Lukas Nickel (SOAS, University of London)

This session brings together the worlds of Alexander the Great and more specifically his Hellenistic legacy with that of the First Emperor of China and his terracotta army. In this controversial but fascinating encounter, the audience will be able to look at Qin Shihuangdi’s terracotta army from an entire new and fresh perspective. The speakers of this session include an expert on ancient Greek art and a specialist in the art history and archaeology of China and the Silk Road.

PHOTO Nemrud Dagh, hierotheseion of Antiochos I, c. 50-35 B.C.. Judith M. Barringer

 

Hellenistic Sculpture East and West: Homogeneity and Diversity

Dr. Judy BARRINGER (The University of Edinburgh) received her Ph.D. in Classical Archaeology from Yale University in 1990. She holds the position of Professor of Greek Art and Archaeology at the University of Edinburgh, where she has been teaching since 2005. Her scholarly work centers on the archaeology, art, and culture of Greece, particularly the intersection between art, myth, and religion, from the Archaic through Hellenistic periods. More specifically, she is interested in why images, particularly sculpture and vase painting, appear as they do and how they acquire meaning for ancient patrons and viewers from their physical and social contexts. Her publications concentrate on vase painting iconology, myth and religion, social history, and contextual readings of sculpture in both public sanctuaries and private contexts. She has just finished a textbook, The Art and Archaeology of Ancient Greece, with Cambridge University Press and is currently completing a monograph, A Cultural History of Olympia and its Monuments, c. 600 B.C.-400 A.D.

At the time of Alexander the Great’s death in 323 B.C., virtually the entire known world from Greece eastward was under his command, a patchwork of disparate cultures, languages, religions, terrains, and climates. When the Greek world finally fell under Roman control in 31 B.C., this Hellenistic period (c. 323-31 B.C.) had produced some of the most extraordinary works of sculpture from the ancient Greek world, when variety itself was a field of artistic exploration. One can trace the stamp of Hellenism – its manifestations, uses, and adaptations to local cultures–but as one moves further east, Greek flavor and style exert a less assertive influence: Hellenism is present but muted in deference to local needs, tastes, and traditions. Judy Barringer

 

Sculpture and the question of contacts between China and the Hellenistic East

Dr. Lukas NICKEL (SOAS, University of London) researches the Art History and Archaeology of China and the Silk Road. He has published on Qin and Han funerary art, Bronze Age archaeology, and early Buddhist material culture. Recently he began to concentrate his research on the early interaction between China and wider Asia. Lukas Nickel has taught at Zurich University, University College London, Heidelberg University and the Central Academy of Fine Arts in Beijing. He is now reader at the School of Oriental and African Studies, University of London.

In 221 BC the western Chinese state of Qin succeeded in conquering the last of several competing polities in East Asia. Its ruler declared himself First Emperor of Qin, Qin Shi Huangdi. The event that was a turning point in history and laid the foundations of China as we know it today. To mark his achievements the First Emperor designed a new iconography of power. He melted down the weapons of the defeated armies and cast twelve giant bronze sculptures which he placed in front of his palace. Thousands more terracotta sculptures of soldiers, acrobats, and officials as well as bronze animals were made to equip the chambers of his gigantic tomb. This paper will examine the extraordinary role sculpture played in the self-presentation of the empire. As it was a new form of art in East Asia, there were no local artistic traditions to draw upon. However, at the time, public and monumental sculpture was widely employed in Central Asia, by the Greek colonies in Bactria and the other successor states to Alexander the Great’s empire. The question arises as to whether the Emperor did find inspiration and skills beyond China’s western borders? The lecture investigates to what extent the emperor’s unprecedented interest in sculpture may be explained by interactions with the contemporary Hellenistic world.