PUBLICATIONS

 

MELANGES CHINOIS ET BOUDDHIQUES

 

La collection Mélanges Chinois et Bouddhiques (MCB) fut créée sous forme de revue périodique en 1931 par Louis de La Vallée Poussin (1869-1938) qui en resta le moteur jusqu’à son décès. Après la Seconde Guerre mondiale, ces Mélanges se transformèrent en une série de monographies sous l’impulsion d’Étienne Lamotte (1903-1983). Hubert Durt (1936-2018) prit ensuite la relève, assumant le poste de rédacteur en chef pendant plus de quarante ans. Aujourd’hui, le comité de rédaction est composé de : Bart Dessein (UGent); Robert Duquenne (EFEO); Vincent Durand-Dastès (Inalco); Vanessa Frangville (ULB); Françoise Lauwaert (ULB); Jean-Marie Simonet (Musées royaux d’art et d’histoire) et Willy Vande Walle (KU Leuven).

Editors: Robert Duquenne, Vincent Durant-Dastès, Hubert Durt, Françoise Lauwaert, Willy Vande Walle

 

Volume 1 (1931-1932)

B. Belpaire : Le Taoïsme et Li T’ai Po – P. Demiéville : L’origine des sectes bouddhiques d’après Paramartha – L. de la Vallée Poussin : Documents d’Abhidharma. La doctrine des Refuges. Le corps de l’Arhat est-il pur? – L. de la Vallée Poussin : Le Nirvana d’après Aryadeva – H. Maspéro : La composition et la date du Tso tchuan – P. Pelliot : Un témoignage éventuel sur le Christianisme à Canton au XIe sècle – J. Przyluski : Les rites d’avalambana – J. Rahder : Le satkayadrsti d’après la Vibhasa – A Spruyt : Souvenirs d’un voyage à la montagne sacrée de Long-men – J. van Durme : Notes sur le Lamaïsme – R.P.van Obberghen : Jehol, son palais et ses temples – A. Waley : Did Buddha die of eating pork ? – A. Waley : New light on Buddhism in medieval India – L. de la Vallée Poussin : Notes et bibliographie bouddhiques.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1932 424 p.
ISBN: 978-90-6831-277-5
80 €

 

Volume 2 (1932-1933)

L. de la Vallée Poussin : Madhyamaka : I. Réflexions sur le Madhyamaka ; II. L’auteur du Joyau dans la main ; III. Le Joyau dans la main – L. de la Vallée Poussin : Le petit traité de Vasubandhu-Nagarjuna sur les trois natures – G. Combaz : L’évolution du stupa en Asie. I – J. Przyluski : Etudes indiennes et chinoises : I. Les Unipèdes – R. des Rotours : Notes bibliographiques sur les ouvrages de sinologie parus depuis 1929.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1933 385 p.
ISBN: 978-90-6831-278-2
73 €

 

Volume 3 (1934-1935)

J. Bacot : Le mariage chinois du roi tibétain Sron Bcan sgan po – B. Belpaire : Sur certaines inscriptions de l’époque des T’ang – G. Combaz : L’évolution du stupa en Asie. II – L. de la Vallée Poussin : Note sur l’Alayavijnana – E. Lamotte : l’Alayavijnana (Le Réceptacle) dans le Mahayanasamgraha, Asanga et ses commentateurs – H. Maspéro : Le serment dans la procédure juridique de la Chine ancienne – L. Obermiller : Tson-kha-pa le Pandit – G. Tucci : Some glosses upon the Guhyasamaja – L. de la Vallée Poussin : Notes de bibliographie bouddhique.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1935 407 p.
ISBN: 978-90-6831-279-9
77 €

 

Volume 4 (1935-1936)

G. Combaz : L’évolution du stupa en Asie. III – O. Jansé : Notes sur un lampadaire trouvé à Lach-Tru’o’ng (Thanh-hoa) – M. Lalou : Notes à propos d’une amulette de Touen-houang. Les litanies de Tara et la Sitatapatradharani – E. Lamotte : Le traité de l’acte de Vasubandhu, Karmasiddhiprakarana. Traité de la démonstration de l’Acte ; Madhyamakavrtti, XVIIe chapitre : examen de l’acte et du fruit – J. Przyluski : Etudes indiennes et chinoises : II. Les Empalés. J. Przyluski : Le partage des reliques du Buddha – B. Belpaire, G. Combaz : Notes bibliographiques.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1936 352 p.
ISBN: 978-90-6831-280-5
66 €

 

Volume 5 (1936-1937)

L. de la Vallée Poussin : Documents d’Abhidharma : La controverse du temps. Les deux, les quatre, les trois vérités. Musila et Narada – Le chemin de Nirvana. Le Bouddhisme et le Yoga de Patanjali – Notes de bibliographie bouddhique.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1937 304 p.
ISBN: 978-90-6831-281-2
57 €

 

Volume 6 (1938-1939)

M. Lalou et J. Przyluski : Note nécrologique de L. de la Vallée Poussin – G. Combaz : La peinture chinoise vue par un peintre occidental – J. Hers : Note concernant un bronze Chow – E.R. Hughes : Concerning the importance and the reliability of the I Wen Chih – H. Maspéro : Les instruments astronomiques des Chinois au temps des Han – C. Rhys Davids : Original Buddhism and Amrta – G. Combaz : Notes bibliographiques.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1939 355 p.
ISBN: 978-90-6831-282-9
67 €

 

Volume 7 (1939-1945)

R. Grousset et J. Auboyer : Gisbert Combaz, notice nécrologique – G. Combaz : Masques et Dragons en Asie.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1945 328 p.
ISBN: 978-90-6831-283-6
62 €

 

Volume 8 (1945-1947)

F. Buckens : Les antiquités funéraires du Honan central et la conception de l’âme dans la Chine primitive – P. Coremans : Les bronzes anciens chinois et leurs patines – A. Kunst : Kamalasila’s Commentary on Santaraksita’s Anumanapariksa of the Tattvasangraha – M. Lalou : Documents de Touen-Houang : Deux prières de caravaniers tibétains. Croix tournantes. Ecriture tibétaine verticale – R. des Rotours : Paul Pelliot – H. Maspéro – R. des Rotours : Notes bibliographiques.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1947 223 p.
ISBN: 978-90-6831-284-3
47 €

 

Volume 9 (1948-1951)

H. Maspéro : Le Ming-t’ang et la crise religieuse chinoise avant les Han – B. Belpaire : Une anthologie littéraire à l’époque des T’ang – W.A. Grootaers : Une séance de spiritisme dans une religion secrète à Pékin en 1948 – E.H. Johnston et A. Kunst : the Vigrahavyavartani of Nagajurna with the author’s Commentary – H. Michel : Sur les jades astronomiques chinois – G. van Esbroeck : Commentaires étymographiques sur les jades astronomiques – G. van Esbroeck : Les sept étoiles directrices – G. Tucci : A propos d’Avalokitesvara – G. Tucci : On the Tibetan cycle of Arhats – W.A. Grootaers : Notes bibliographiques.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1951 223 p.
ISBN: 978-90-6831-285-0
42 €

 

Volume 10 (1956-1959)

R.F. Bridgman : La Médecine dans la Chine antique – H. Serruys : The Mongols of Kansu during the Ming – V.Y. Shih : The mind and the moral order – R. des Rotours : Notes bibliographiques.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1955 381 p.
ISBN: 978-90-6831-286-7
72 €

 

Volume 11 (1956-1959)

SERRUYS H., C.I.C.M., The Mongols in China during the Hung-wu Period (1368-1398).
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1980,323 p.
ISBN: 978-90-429-2879-4
30 €

 

Volume 12 (1960-1962)
HURVITZ, L. Chih-I (538-597). An Introduction to the Life and Ideas of a Chinese Buddhist Monk.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1980, 380 p.
ISBN: 978-90-429-2880-0
35 €

 

Volume 13 (1963-1965)

LAMOTTE, E. La Concentration de la Marche héroïque (Suramgamasamadhisutra).
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1975, 308 p.
ISBN: 978-90-429-2881-7
30 €

 

Volume 14 (1966-1967)

SERRUYS, H. Sino-Mongol Relations during the Ming, II. The Tribute System and the Diplomatic Missions (1400-1600).
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1967,650 p.
ISBN: 978-90-6831-294-2
122 €

 

Volume 15 (1968-1970)

RYCKMANS, P. Les  » Propos sur la peinture  » de Shitao.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1970, 242 p.
ISBN: 978-90-6831-293-5
46 €

 

Volume 16 (1971-1972)

DE LA VALLEE POUSSIN, L. L’Abhidharmakosa de Vasubandhu. Traduction et annotations.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1980 , 6 vols., 1644 p.

 

Volume 17 (1975)

SERRUYS, H. Sino-Mongol Relations during the Ming, III. Trade Relations: The Horse fairs (1400-1600).
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1975, 288 p.
ISBN: 978-90-429-2882-4
30 €

 

Volume 18 (1977)

MOSTAERT, A. Le matériel Mongol du Houa I I Lu de Houng-ou (1389). Volume I.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1977, 144 p.
ISBN: 978-2-8017-0043-3
27 €

 

Volume 19 (1978)

WILLEMEN, C. The Chinese Udanavarga. A Collection of Important Odes of the Law (Fa Chi Yao Sung Ching).
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1978, 184 p.
ISBN: 978-2-8017-0068-6
30 €

 

Volume 20 (1981)

STRICKMANN, M. (ed.). Tantric and Taoist Studies in honour of R.A. Stein, volume 1: M. Strickmann : Introduction. Publications of Professor R.A. Stein – R.M. Davidson : The Litany of Names of Manjusri – D.C. Bhattacharyya : The Vajravalinamamandalalopayika of Abhayakaragupta – H. Brunner : Un chapitre du Sarvadarsanasamgraha : le Saivadarsana – A. Padoux : Un japa tantrique : Yoginihridaya, III : 171-190 – F. Bizot : Notes sur les yantra bouddhiques d’Indochine – S.G. Karmay: King Tsa/Dza and Vajrayana – D.S. Ruegg : Deux problèmes d’exégèse et de pratique tantriques – Y. Imaeda : Notes sur le Kanjur de Derge – A.W. Macdonald et Dvags-Po Rin-Po-Che : Un guide peu lu des lieux-saints du Népal – P. Kvaerne : A Bonpo Version of the Wheel of Existence.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1981 XXXI – 289 p.,
ISBN: 978-2-8017-0190-4
53 €

 

Volume 21 (1983)

STRICKMANN, M. (ed.). Tantric and Taoist Studies in honour of R.A. Stein, volume 2: A. Seidel : Imperial Treasures and Taoist Sacraments : Taoist Roots in the Apocrypha – E.H. Schafer : The Cranes of Mao Shan – I. Robinet : Le Ta-tung chen-ching, son authenticité et sa place dans les textes du Shang-ch’ing ching – S.R. Bokenkamp : Sources of the Ling-pao Scriptures – J.M. Boltz : Opening the Gates of Purgatory : a Twelfth-century Taoist Meditation Technique for the Salvation of Lost Souls – †C. Hooykaas : Homa in India and Bali – A. Wayman : Male, Female and Androgyne : per Buddhist Tantra, Jacob Boehme, and the Greek and taoist Mysteries.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1983 340 p.
ISBN: 978-2-8017-0190-4
53 €

 

Volume 22 (1985)

STRICKMANN, M. (ed.). Tantric and Taoist Studies in honour of R.A. Stein, volume 3: N. Iyanaga : Récits de la soumission de Mahésvara par Trailokyavijaya – K. Mimaki et A. Akamatsu : La philosophie des Saiva vue par un auteur Tibétain du 14e siècle – M. Kalinowski : La transmission du dispositif des Neuf Palais sous les Six-Dynasties – K.M. Schipper : Taoist Ritual and Local Cults of the T’ang Dynasty – G.M. Nagao : The Tibetan Eulogy at Chü-yung-kuan – J. Strong : The Buddhist Avadanists and the Elder Upagupta – Y. Matsunaga : On the Date of the Manjusrimulakalpa.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1985 298 p.
ISBN: 978-2-8017-0190-4
53 €

 

Volume 23 (1990)

GOORMAGHTIGH, G. L’Art du Qin. Deux textes d’esthétique musicale chinoise.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1990, 209 p.
ISBN: 978-90-429-2883-1
38 €

 

Volume 24 (1991)

LAUWAERT, F. Recevoir – Conserver – Transmettre. L’adoption dans l’histoire de la famille chinoise. Aspects religieux, sociaux et juridiques.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1991, 210 p.
ISBN: 978-90-429-2884-8
38 €

 

Volume 25 (1991)

SCHERRER-SCHAUB, C.A. Yuktisastikavrtti. Commentaire à la soixantaine sur le raisonnement ou du vrai enseignement de la causalité par le Maître Indien Candrakirti.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1991,408 p.
ISBN: 978-90-429-2885-5
50 €

 

Volume 26 (1995)

GROOTAERS, W.A. The Sanctuaries in a North-China City. A Complete Survey of the Cultic Buildings in the City of Hsüan-hua (Chahar).
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1995, 245 p.
ISBN: 978-90-429-2886-2
95 €

 

Volume 27 (1995)

MOSTAERT, A. Le matériel Mongol du Houa II Lu de Houng-ou (1389). Volume II, commentaries.
Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1995, 146 p.
ISBN: 978-90-429-2887-9
30 €

 

Volume 28 (1997)

MOHR, M. Le Traité de l’Inépuisable Lampe du Zen de Torei (1721-1792).
Torei et sa vision de l’éveil. Tome I + II

Résumé :
Les écoles Zen japonaises sont surtout connues par l’entremise de travaux de vulgarisation qui mentionnent les pionniers de l’époque de Kamakura (1185-1333). La réalité des écoles Zen, telles qu’elles subsistent dans le Japon actuel, présentent cependant un visage bien plus complexe que ne le voudraient les schématisations habituelles. Il s’avère en particulier que l’évolution de ces traditions au cours de l’époque d’Edo (1600-1867) a façonné leurs structures institutionnelles et a conduit à des transformations considérables sur le plan doctrinal. La manière dont la pratique est conçue dans l’école Rinzai a en particulier subi une refonte en profondeur, dont les répercussions sont comparables à celles d’une «réforme». L’étude de Torei et la première traduction intégrale de son œuvre proposent un regard nouveau sur l’école Rinzai de cette période en donnant la parole à l’un des plus éminents disciples de Hakuin Ekaku. Le texte proposé en traduction révèle comment cette tradition est conçue de l’intérieur. Cet ouvrage permet de situer la tradition Rinzai dans l’ensemble de la pensée bouddhique et propose quelques clés pour comprendre cette branche vivante du bouddhisme japonais dans son contexte. Il remet en question l’image d’un enseignement allergique à l’étude et montre tout en nuances en quoi consiste le chemin concret de la quête du soi selon cette tradition. Comporte une édition annotée du texte original, un index et une abondante bibliographie.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 1997,2 vols, 867 p.
ISBN: 978-2-9600076-0-2
88 €

 

Volume 29 (2007)

DURAND-DASTES, V. La Conversion de l’Orient. Une pérégrination didactique de Bodhidharma dans un roman chinois du XVIIe siècle.

Résumé :
La figure de Bodhidharma, le mythique fondateur du bouddhisme Chan (Zen), n’a cessé d’être inventée et réinventée à travers toute l’Asie orientale, de l’époque médiévale à nos jours. Prenant pour point de départ un moment bien précis de cette histoire, la Chine de la fin des Ming, l’ouvrage évoque les premières hagiographies en langue vulgaire consacrées au religieux, avant d’analyser un roman fleuve publié à Suzhou en 1635 et intitulé « La Conversion de l’Orient ». Cette pérégrination vers l’est du patriarche indien dépeint un Bodhidharma qui, loin d’incarner la radicalité religieuse souvent prêtée au Chan, se fait le héraut des valeurs confucéennes les plus conformistes. Le saint bonze devient, au fil de ce récit, le pivot autour duquel gravitent humains égarés, démons tentateurs, esprits animaux, maîtres de pratiques religieuses et quêteurs de perfection.

Le bouddhisme, bien que relativisé par sa mise en perspective comme un des « Trois enseignements » (bouddhisme, taoïsme, confucianisme) occupe néanmoins une place centrale dans le roman : les techniques de méditation propagées par le Chan, le respect bouddhique de la vie animale et sa conséquence diététique, le végétarisme, y occupent une place de choix qui montre la profonde pénétration de ces thèmes et pratiques dans la société chinoise du temps.

La « Conversion de l’Orient », au carrefour de la littérature didactique et du genre alors en vogue du roman en langue vulgaire, s’emploie à concilier les besoins de l’édification et ceux de la composition d’un récit fantastique de longue haleine. L’identification de ses sources et influences et la reconstitution détaillée de son histoire éditoriale permettent de mieux comprendre le statut social, culturel et religieux de l’écriture narrative en Chine à la veille des temps modernes.

On trouvera en annexe la traduction d’un large extrait de l’œuvre originale.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 2008 437 p.
ISBN: 978-2-9600076-1-9
68 €

 

Volume 30 (2009)

CHEN, JINHUA. Legend and Legitimation. The Formation of Tendai Esoteric Buddhism in Japan.

Summary :
During his nine-month stay in China, the Japanese monk Saicho (767-822) was alleged to have been initiated into an illustrious esoteric lineage starting from a prestigious Indian Esoteric patriarch. It is also believed that Saicho’s Chinese mentor, based on three esoteric texts translated by the Indian Patriarch, transmitted to him some particular forms of esoteric teachings, the core of which is preserved in one of the two « dharma-transmission documents » from Saicho’s teacher. This is the conventional view regarding the roots of Tendai Esoteric Buddhism in Japan.

This book subjects this conventional view to a critical examination. It argues that the two « dharma-transmission documents » were not written by Saicho’s Chinese mentor, but were prepared in Japan for strengthening the legitimacy of the initiation Saicho received from China. The three siddhi texts attributed to the Indian patriarch were also composed in Japan as the scriptural support for Saicho’s esoteric transmission. The Tendai form of Esotericism in the name of Saicho was for the main part created not by Saicho himself but by his followers.

These negative conclusions can be turned into a positive agenda for future research of Japanese Tendai Buddhism. Scholars can turn from a fruitless search for the roots of Tendai Esotericism in China to look more closely in Japan. This study may invite more scholarly attention to a host of Buddhist apocrypha which, long regarded as Chinese, were actually produced in Japan or Korea. This book also addresses issues of larger implications for East Asian religions, including the manufacturing process of the so-called Buddhist apocrypha and their roles, lineage construction for the purpose of religious legitimation and of overcoming borderland complexes, application of overarching theoretic patterns in different religious traditions.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 2009, 423 p.
ISBN: 978-2-9600076-2-9
45 €

 

Volume 31 (2012)

PICARD F. L’Incantation du patriarche Pu’an
Les avatars du syllabaire sanskrit dans la musique chinoise

Résumé :
«L’Incantation de Pu’an» compte parmi les rares pièces de musique à faire partie aujourd’hui de répertoires aussi différents que ceux des moines, des paysans, de ménétriers, des lettrés, des notables, des professionnels des conservatoires et du concert. Elle trouve sa source dans une incantation bouddhique dont la plus ancienne version connue, malgré son attribution à Pu’an, maître de méditation du XIIe siècle, figure, paroles et musique, dans un recueil pour cithare de 1592, avant même sa publication dans un livre bouddhique en 1600. Elle s’est transmise inchangée dans les temples, avec peu de transformations dans les répertoires paraliturgiques, alors que les versions actuelles pour cithare, sans paroles, sont devenues totalement méconnaissables, malgré une transmission notée sans interruption. Elle a été intégrée en tant que musique instrumentale aux répertoires des suites jouées à la cour impériale des Qing et se retrouve dans tous les recueils majeurs marquant l’émergence au XIXe siècle d’un répertoire pour cordes, base du répertoire des professionnels contemporains. Après ce long détour, elle a été réintégrée dans le répertoire pseudo-bouddhique des ensembles des maisons de thé de la région de Shanghai.

Son texte, qui n’apparaît que dans un contexte liturgique ou paraliturgique, consiste en une série d’invocations suivies d’un envoi dédié à Pu’an encadrant une sorte de formule magique dérivée, par un long chemin, du syllabaire sanskrit sous sa forme siddham.

Cette étude inédite combine approche du bouddhisme chinois, en particulier l’adaption de la notion indienne de son sacré, et ethnomusicologie; elle met en valeur les relations entre genres réputés séparés (campagne et ville, temples, cour et théâtre) en les examinant dans la perspective d’une anthropologie religieuse.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 2012, 216 p.
ISBN: 978-90-429-2680-6
44 €

 

Volume 32 (2016)

Empreintes du tantrisme en Chine et en Asie orientale
Imaginaires, rituels, influences
Editors:  Durand-Dastès V.

Résumé:
Ce volume collectif se propose, à travers ses huit chapitres, de contribuer à délimiter un «domaine tantrique» dans le paysage religieux de la Chine et de ses voisins. Si le bouddhisme ésotérique est au cœur de son propos, on y aborde aussi des pratiques et des représentations qui s’en inspirent en s’en distinguant, qu’elles soient rattachables au taoïsme, au shinto ou témoignent d’une présence plus diffuse au sein de la culture populaire d’Asie orientale.
La première section, Imaginaires, se demande dans quelle mesure un «aspect tantrique» des divinités fut adopté par les peintures liturgiques servant à accompagner un important rituel commun au bouddhisme et au taoïsme, comment les romans en langue vulgaire des XVIe et XVIIe siècles s’inspirèrent des divinités indiennes représentées dans des poses lascives ou furieuses pour construire certaines figures de héros, ou comment le personnage du très populaire dieu-enfant Nezha fut façonné au fil des siècles grâce à l’importation progressive de mythes indiens par le truchement de textes du bouddhisme ésotérique.
La section Rituels explique d’abord comment une efficace prière sanscrite en vint à occuper une place de choix dans la vie religieuse des Chinois du XIe siècle, puis retrace la carrière chinoise d’une œuvre du bouddhisme ésotérique indien, le Chant des noms de Manjusri, avant d’aborder l’usage des musdra par les maîtres de rituels taoïstes de la Chine du Sud-Est.
La partie Contrepoints montre comment, au Japon, une école prétendument «ésotérique» put finir par compter plus de dix million d’adeptes et son imaginaire comme ses pratiques influer sur les secteurs les plus divers de la société, puis décrit comment en Corée, l’État impérial s’employa à construire et promouvoir des lignées de bonzes spécialisés dans les rituels divinatoires d’inspiration tantrique. L’ouvrage se clôt par un bref essai bibliographique sur les développements récents des études tantriques en contexte chinois.
Ce volume a pour modeste ambition d’apporter aux études sur le bouddhisme ésotérique la contribution de spécialistes de domaines très variés, mais extérieurs au domaine de la pure bouddhologie.

Il rassemble des textes de Brigitte Baptandier, Ester Bianchi, Yannick Bruneton, Vincent Durand-Dastès, Caroline Gyss, Lui Hong, François Macé et Meir Shahar.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 2016, VI-380 p.
ISBN: 978-90-429-3034-6
84 €

 

Volume 33 (2017)

HENRION-DOURCY I. Le théâtre «ache lhamo»
Jeux et enjeux d’une tradition tibétaine

Résumé:
Cet ouvrage est une monographie du théâtre tibétain ache lhamo, tel qu’il était joué à l’époque prémoderne, antérieure à 1950, et tel qu’il est encore joué actuellement en Région autonome du Tibet (République populaire de Chine) et dans la diaspora tibétaine établie en Inde et au Népal. Comme la plupart des théâtres d’Asie, il est un genre composite: à la fois drame à thématique religieuse, issue du bouddhisme mahâyâna, satire mimée et farce paysanne, il comprend de la récitation, du chant, des percussions, de la danse et des bouffonneries improvisées, ainsi qu’un usage de masques et de costumes flamboyants, qui tranchent avec la sobriété absolue de la mise en scène. Bien qu’il ait été soutenu et financé par le gouvernement des Dalai Lama, par de grands monastères et par des familles aristocratiques, il s’agit d’un théâtre avant tout populaire. Cette recherche, qui combine les approches de l’anthropologie, de la tibétologie et des études théâtrales, s’appuie sur des enquêtes de terrain de plus de quatre ans au Tibet et en exil.

L’étude est divisée en trois parties. La première, «Le cadre culturel du lhamo avant 1959», est consacrée au contexte (historique, religieux et littéraire) dans lequel le théâtre est inscrit, ainsi qu’aux textes (leur contenu, leurs modalités de composition et de transmission) qui révèlent l’imaginaire propre du théâtre. La deuxième partie est une analyse de «L’ancrage sociologique du lhamo». Les conditions matérielles des représentations sont examinées: les divers types de troupes, leur organisation interne, le statut social des acteurs, l’inscription de la pratique du théâtre dans le système socio-économique, et les rapports d’obligations tissés entre acteurs, seigneurs et commanditaires. La dernière partie, «Art et savoirs des acteurs» rend compte des conceptions, valeurs, plaisirs et difficultés de ceux qui pratiquent cette forme d’art. La ritualité du jeu théâtral et les divers registres de virtuosité sont analysés en détail. L’épilogue fait le point sur la situation contemporaine des deux côtés de l’Himalaya. Il s’agit fondamentalement d’un théâtre de paradoxes, qui traverse et relie des aspects contrastés de la culture tibétaine: bouddhisme et religions mondaines, culture savante et culture populaire, écriture et oralité, éléments exogènes et apports autochtones, aspiration religieuse et intérêts matériels.

Brussels: Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, 2017, XXXVI-940 p.
ISBN: 978-90-429-3339-2
115 €